Le Chat noir et les Loups blancs.

Miaou Lecteur,

Voilà le 1er de mes articles. Il définit ma ligne éditoriale. Quelle est-elle donc ? Elle est résumée dans le titre " Un Chat Noir contre les loups blancs ". Le Chat Noir (Ar c'hazh du en breton) c’est moi. Les loups blancs, c’est vous ! Ou plutôt c’est chacun de ceux qui par faiblesse, lâcheté, paresse, bêtise ou inconscience, dès qu’il est en groupe se range à l’avis général, qui est en fait souvent l’avis d’un " chef de meute ", parfois le résultat d’un consensus, rarement l’expression sincère d’un avis commun. Cette attitude conformiste nous guette tous et a permis dans le passé et encore de nos jours la réalisation des pires exactions.

J’entends ici la rejeter. Ce n’est pas facile. Les hommes sont des animaux sociaux prêts à tout pour se sentir " intégrés " au clan. Nos instincts nous poussent donc aux pires compromis pour avoir une place, un rôle, même un petit, même celui de souffre douleur, dans la grande tribu, mondiale désormais, de l’espèce. Alors, moi aussi, n’échappant pas à la règle, je me choisis un rôle : celui du fou, de l’anticonformisme et puisque les loups aiment à hurler ensemble à la lune de leur bêtise, je miaulerais moi, petit félin, à celle de ma folie.

Je fais mienne la fière devise de Cyrano :
" Déplaire est mon plaisir, j’aime qu’on me haïsse ".

Et si mes miaulements discordants ont l’heur de déranger le beau concert de l’expression commune et, soyons fou, amener un ou deux loups blancs à réfléchir d’une autre façon, à tenter un dialogue avec ce minet noir, et à aborder les choses à la lumière de la raison, alors j’aurais aidé autrui en m’aidant moi-même.

Faire parti des hommes tout en restant soi-même quand on est moi-même, le voilà le vrai défi lancé à ma raison, à ma folie.

On l’aura compris je veux ici donner des contre points au prêt à penser. Arrogance ? Sans doute, et tant pis, ou tant mieux. J’ai une cervelle, on me l’a rempli dans ma jeunesse d’idées nobles et belles, des idées qu’on n’oublie plus lorsqu’on les mise dans un cerveau clair ; l’esprit des lumières souffle toujours et à jamais dans ma tête. Léopold Sédar Senghor revendiquait sa négritude, révérence gardé à ce grand poète que j’ai trop peu lu, je revendique ici mon humanitude et brandit avec fierté ma droitdel’hommitude.

Je tiendrais donc ici gazette, sans doute sans le talent qu’avait Cyrano pour la sienne, mais avec le même feu et la même sincérité. Je tenterais un résumé mensuel des faits marquants de l’actualité et je l’agrémenterais de billets d’humeur lâchant de temps en temps des éléments sur ma vie parce que, comme chez tous les garçons, il faut que les choses sortent pour que je puisse me sentir bien, me sentir vivant.

Ar c'hazh du.