Pas de gazette en mai 2008.

Publié le par Ar c'hazh du.

Miaou lecteurs,

La gazette de mai n’aura pas lieu… Elle était là, elle était belle, elle parlait de choses et d’autres et restait à peaufiner mais, hélas, elle reste à tout jamais enfermée dans la clef USB qui a été détruite lors de la chute de moto qui m’est arrivée ce lundi 19 mai 2008.

Rien de grave dans cette chute qui a eut lieu à petite vitesse mais qui m’a tout de même coûtée au physique un orteil fracturé et quelques ecchymoses violacées et douloureuses et du coté mécanique env. 650€ de réparation… J’ai eu de la chance, je n’aurais pas de séquelles.

Alors puisque ma gazette de ce mois est morte, voici en compensation un fait divers qui sans prétendre à la généralisation vaut qu’on s’y attarde je pense.

L’évènement a eu lieu sur un rond point qui borde la sortie de l’aéroport d’affaire de la citée toulousaine. Ce matin là, comme de plus en plus souvent, un car de la police et une paire de motard de la même police étaient de faction attendant l’arrivée d’un jet privé afin d’escorter une huile quelconque vers un RDV important comme elles en ont toutes. Ce rond-point est fréquenté chaque matin par une partie de la population toulousaine qui se rend au travail chez le petit artisan concepteur et fabriquant d’aéroplane qui a élu siège social à coté de l’aéroport. Je fais parti de cette population et, comme beaucoup d’autres, je me rendais à mon travail. Lorsque la grosse berline grise s’est engagée sur le rond point, elle m’a benoîtement refusé la priorité. Surpris j’ai mal dosé mon freinage et ma roue avant s’est bloquée rendant ma chute aussi rapide qu’inévitable. J’ai glissé sur une dizaine de mètre ce qui m’incite à penser que j’ai chuté à env. 30km/h. La berline grise, fidèle à la tradition, ne s’est pas arrêtée puisque, vraisemblablement, son conducteur ne m’a pas vu, ni avant, ni après ma chute. Somme toute un épisode banal de la vie quotidienne… Alors ?

Alors, la différence avec le quotidien, c’est que ces événements se sont déroulés sous les yeux des policiers sus cités attendant l’arrivé de l’huile également sus citée. Que croyez-vous qu’il arriva ? Que l’un des motards se lança à la poursuite de la berline grise qui venait manifestement de commettre une infraction et qui s’éloignait lentement dans le flot dense de la circulation matinale, la rattrapa et la ramena pour que son chauffeur établisse un constat " amiable " avec le motard blessé dans sa chute consécutive à la dite infraction tandis qu’un de ces collègues me prêtait assistance et sollicitude ? Une telle série de geste m’aurait forcé à réviser mon jugement sur la police de mon pays et relativiser mon opinion assez réservée sur la police en général et celle de mon pays en particulier.

Hélas, ce ne fût pas le cas ! Deux policiers (surgis de la camionnette) se déplacèrent rapidement vers moi, et tandis que l’un faisait déplacer ma moto pour rétablir la circulation, l’autre s’adressa ainsi à moi (je cite de mémoire mais je pense être fidèle) :
" Je dois mettre en place un dispositif, reprenez vos esprits et selon ce que vous déciderez passez me voir. "
Moi, à demi sonné, et en proie à une forte douleur au pied et à la jambe, je n’ai pas compris ni le sens de sa phrase ni pourquoi je devais décider de quelque chose. Tout ce que j’ai pu constater c’est que leur seule préoccupation c’était de maintenir propre le rond point pour l’arrivée du notable qui ne devait pas être dérangé pour de telles futilités. Des motards, il en tombe tous les jours, ce sont tous des casses cous, monsieur merci de bien vouloir ramasser vos morceaux de bonhomme et de moto et de ne pas salir là où doit passer un si haut personnage. Voilà mon ressenti. Encore bienheureux qu’ils ne m’aient pas demandé mes papiers, mon permis et fait souffler dans le ballon parce que, c’est bien connu, les motards ce sont tous des voleurs qui roulent sans permis et bourrés dès le matin…

Mal remis et mal traité mais heureusement assisté par un citoyen anonyme qui, lui, m’a aidé de son mieux, je n’ai pas demandé mon reste. Je n’attendais pas plus de ces gens de toute façon. Voilà donc ce qu’est aujourd’hui devenu la police républicaine.

Voilà, il peut toujours pérorer notre despote élu pour cinq ans, lui et sa clique, et affirmer la tolérance zéro pour les assassins du volant et faire des campagnes de répression aveugles et absurdes. Tant que dans un cas flagrant d’infraction commis sous les yeux de la police entraînant dégâts matériels et blessé (léger) je les verrais fermer les yeux et s’inquiéter davantage de la bonne circulation d’un ponte que d’un homme à terre, non, décidément non, je ne les aimerais pas ces policiers. Ni eux, ni leur chefs, ni le système qui permet de telles aberrations.

Ar c'haz du.

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L
salut matou<br /> ben en fait signaler l'absence de breve fait une breve elle meme. C'est la loi des gaz qui remplit le vide systematiquement. Alors a quand la gazette de juin?<br /> (la gezette etant un petit gaz, mon explication se tient)
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