La gazette de septembre 2010 :

Publié le par Ar C'hazh Du

Miaou lecteur,

 

Septembre est passé, je rentre d’un voyage en terre bretonne ou j’ai pu y admirer le passage de l’équinoxe et les grandes marées qui les accompagnent. Passage mystique autant qu’astronomique de l’été à l’automne un poil entaché par une bizarrerie que je ne m’explique pas : pourquoi le coefficient de marée n’était-il pas le plus fort le jour de l’équinoxe mais en fait une dizaine de jours plus tard ? Si un lecteur astronome me lit, je suis preneur de son explication.

 

Quoi qu’il en soit, au cours de ces congés j’ai tout de même eu le temps de m’agacer. Ceux qui me connaissent savent que j’ai horreur de perdre mon temps, pour la simple raison qu’il nous est, à tous, compté et que rien ne peut nous le rendre une fois qu’il est passé. Aussi en suis-je extrêmement avare et, hormis au travail ou ce temps est en tout état de cause vendu à mon employeur (qui peut bien alors en faire ce qu’il veut), j’entends en disposer au mieux, c’est à dire selon mon bon  plaisir et non selon la volonté d’autrui.

 

C’est pourquoi je ne fais que rarement les courses d’une façon générale et encore moins en grande surface ou systématiquement, et en dépit d’un nombre de caisse conséquent, il faut que chaque con-sommateur donne environ un quart d’heure de son temps, en plus de la douloureuse qu’il acquitte car « on a rien sans rien » (ma brave dame). Pour la douloureuse, passe encore, quoi que j’y reviendrai sans doute prochainement. Mais là où je m’insurge, c’est pour les 10 à 15 minutes que nous vole le magasin. Je dis bien nous vole car nul capitaliste n’ignore (et ce devrait aussi être le cas de chaque petit loup blanc) que le temps c’est de l’argent. Or des études marketing ont scientifiquement déterminé la durée exacte de l’attente qu’un con-sommateur moyen pouvait supporter sans plaquer son caddie là et rentrer chez lui sans avoir con-sommé. Et bizarrement, c’est à peu près le temps que nous perdons à faire la queue à la caisse. Ce temps d’attente est naturellement du à l’absence de caissières derrière les rangées de caisses vides. Une économie de masse salariale pour le magasin, que nous payons de notre patience.

 

Or, au vu des trois millions et quelques chômeurs que compte notre pays, il me semble que trouver des caissières* ne pose pas de problème. Conclusion, notre temps devient leur argent et entretient la crise. J’évite donc de me faire complice de ce scandale en évitant au mieux la fréquentation de ces lieux sournois. Et je propose même que l’on nous défalque de la facture une petite somme (genre 1% du total) par minute d’attente. En arrivant à la caisse, on prendrait un ticket ou il y aurait l’heure dessus et la caissière prendrait le ticket pour le passer comme un article et arrêterait ainsi le compteur… Juste pour nous rendre en argent le temps volé.

 

Une idée à généraliser pour toute activité privée ou le « client » attend… Ma gazette est courte ce mois ci, j’en ai conscience, mais je suis « un peu » débordé.

 

Ar c’hazh du.

 

(*) : Pardon aux "policiers corrects", je n'ai pas pu me résoudre à écrire "caissiers" à la place de "caissières", n'en ayant jamais vu dans une grande surface... Et je respecte trop les femmes pour laccepter de les insulter en leur volant leur genre dans leur labeur.

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A
<br /> Ne serait ce pas l apalogie des futures caisses automatique dont l argument mis en avant et la reduction des files d attente...mais dont le but final est bien sur financier. Pour financer mes<br /> etudes j ai ete caissiere et j en suis fiere le petit sourire le petit bonjour est qd meme plus agreable que le code a 4 chiffres.<br /> Et puis personne te t'oblige a aller dans ces grands centre commerciaux il y a le petit commerce ou les amap<br /> Voila mon humeur du jour VIVE les caissieres<br /> <br /> <br />
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C
<br /> La solution, c'est les nouvelles caisses sans caissieres. Ces meme caisses que je boycote. Je choisi de passer en genereal juste a cote, dans une caisse classique avec une dame qui me dit bonjour,<br /> au revoir et merci. Et j'attend toujours que la responsable des caisses automatiques m'invite a passer chez elle pour lui dire que non, je prefere passer la ou il y a une vraie personne. On nous a<br /> deja vole nos speakrines, alors pour une fois qu'on peut faire un petit quelque chose pour garder nos caissieres...<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Bravo !!! gazette tres sympa<br /> Fais nous vite la gazette de la revolution d octobre !!!!<br /> Continue a te faire plaisir<br /> Aurelie<br /> <br /> <br />
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C
<br /> pfff! Tout se perd, ma bonne dame. Tout se perd.<br /> <br /> <br />
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